"J'assume totalement ce choix" : le président de la République s'explique sur le maintien du premier tour des municipales dans un article du magazine "Le Point" relayé par BFM TV.

" J'assume totalement ce choix ": Macron s'explique sur le maintien du premier tour des municipales

Emmanuel Macron affirme "assumer totalement" le maintien du premier tour des élections municipales le 15 mars, deux jours avant le confinement, et refuse les "procès" en mauvaise gestion concernant la pénurie de masques, dans un entretien accordé à nos confrères du publié mercredi.

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Le confinement nous fait vivre dans un monde sans repères et certains peuvent avoir oublié que le second tour était prévu 7 jours après le premier, à savoir le dimanche 22 mars.

Or, face à l'évolution extrêmement rapide du Covid-19 sur le territoire national, il a bien évidemment dû être reporté sine die.

C'est sur la base d'un rapport qui lui sera remis le 23 mai que le Gouvernement décidera si ce 2è tour peut se tenir le 21 juin comme initialement prévu.

Dans le cas où les préconisations seraient autres, l'élection serait reprise en totalité, c'est-à-dire les deux tours :

  • soit à la rentrée, au risque d'être engagée au moment-même où une seconde vague de pandémie est envisagée ;
  • soit au printemps 2021 en même temps que les départementales et régionales. 

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Quoiqu'il en soit, l'élection d'un maire, d'une municipalité par un conseil municipal au complet après 6 ans de mandature est urgente.

La situation actuelle confine à l'absurde : une majorité de communes a vu des conseillers municipaux élus au premier tour. Or, aucun d'entre eux n'a pu prendre encore ses fonctions en raison du confinement. Ce sont les anciennes équipes qui assurent la gestion courante des affaires ... mais ... paradoxalement, ces affaires courantes se trouvent exceptionnellement compliquées par la pandémie.

C'est intenable à court terme ...

Pour mieux comprendre, prenons l'exemple d'une commune proche de Couze et Saint-Front : Lalinde.

A Lalinde, le maire Christian Bourrier se représentait. Il avait face à lui son 1er adjoint, Christine Vergez accompagnée d'une grande partie du Conseil Municipal. Tous deux ont été battus par Jérôme Boullet. Aujourd'hui, c'est non seulement les battus qui gèrent la commune, mais c'est de plus des battus qui se sont combattus et ne s'entendent donc plus. Quoi de plus absurde ?

Heureusement, il semble que Christian Bourrier ait l'intelligence et le bon sens de faire participer les élus du 15 mars au travail municipal. Mais qu'en est-il dans d'autres villes ?

Simultanément, il y a des communes où les maires souhaitaient se retirer et n'étaient pas candidats à leur re-élection. Leur choix n'est donc pas respecté et ils se retrouvent à gérer contre leur gré la pire des situations qu'ils pouvaient imaginer. C'est le cas à Couze et Saint-Front ...

Mais cette situation a également des effets pervers : même si le maire n'est pas candidat, des membres de son équipe peuvent l'être et être tentés de profiter de cette situation inédite pour faire subtilement campagne, s'offrant sur l'action publique des avantages que n'ont pas leurs compétiteurs.

C'est le cas à Couze et Saint-Front où ... manifestement ... des fichiers sensibles sont utilisés par des candidats extérieurs au Conseil Municipal d'aujourd'hui ...

Il faut en tous cas impérativement communiquer la date du report du 2è tour ou du nouveau scrutin total à 2 tours pour les 4.922 conseils municipaux restant à élire. Le principe d'égalité dû à tous les Français le nécessite.

La vie continue donc ... et c'est avec l'éthique qu'a reconnue à mon groupe de candidats l'association AntiCor que je continuerai à défendre les intérêts de Couze, de Saint-Front et surtout des Couzots.