pompidou_portrait_officiel

C'est le 2 avril 1974 que le président Georges Pompidou s'est éteint ... et ce souvenir en rappelle d'autres, ceux d'une jeunesse gaie et sans souci si ce n'est celui de "faire bien" et d'agir "en responsabilité" comme me l'enseignaient des parents amoureux, aimants et formidables.

Certes, un caractère ne se refait pas mais il s'enrichit de l'éducation qu'il reçoit. Et c'est pour cela que j'ai toujours fait miennes ces paroles prononcées lors du Conseil des Ministres du 23 mars 1974 par un président de la République alors à quelques jours de son agonie et donc éloigné de toutes considérations politiciennes, des paroles vraies :

Dans ma vie, j'ai tiré trop bas.
Quand je devais faire un discours,
il y avait un conseiller pour me dire :
"mettez cette phrase, cela fera plaisir à Untel"
ou
"Supprimez cette phrase, elle gênerait Untel."
J'ajoutais, je supprimais ...
Personne au fond de m'en savait gré
et je m'étais seulement un peu dégradé.
J'ai accepté trop de compromis.
Refusez.
Soyez vous-même.
Montez ..., montez le ton.
Visez plus haut ..., plus haut.

Je monte donc le ton car je vise plus haut pour notre Nation.

Rejoignant républicainement Benoît Hamon dans sa lutte pour faire reconnaître sa légitimité de candidat du Parti Socialiste, j'approuve sa vision de la malhonnêteté intellectuelle qu'est le fait pour un candidat à l'élection présidentielle de s'appuyer sur un aussi large éventail de personnalités allant de Bertrand Delanoë à Christian Estrosi.

Malhonnêteté est de faire croire qu'on peut gouverner avec des gens aussi disparates.

Malhonnêteté est de faire croire que l'on est seul quand on a en sous-mains l'appui constant du président de la République en exercice, celui-là même qui refuse de dire naturellement son soutien au candidat officiel de son propre parti.

Malhonnêteté est de faire croire à des gens de droite qu'on n'est ni de droite, ni de gauche, ou de droite et de gauche, ou au centre ... selon les jours et les interlocuteurs en s'appuyant sur l'entourage d'un président de la République, précédemment responsable du Parti Socialiste.

Malhonnêteté est de dire qu'on n'a pas de programme mais un projet qui s'adaptera au fil du temps ...

Malhonnêteté est de faire croire à des milliers de "marcheurs" que leurs rêves détiennent les clés de l'avenir quand ont sait combien l'exercice du pouvoir ne laisse aucune place à l'utopie.

Malhonnêteté est de faire croire qu'on est plus honnête que les autres quand, en expert des arcanes du monde des affaires, on optimise son patrimoine en n'y faisant apparaître aucun bien immobilier.

Malhonnêteté est de faire croire qu'on est le seul rempart contre le Front National : non, le seul rempart contre le Front National est d'expliquer et expliquer encore à tous les déçus de la politique que le programme économique bleu marine serait, s'il était appliqué, une catastrophe pour la France, pour les Français, pour tous les Français quelque soit leur niveau, leur milieu, leur catégorie sociale ...

Malhonnêteté est de faire croire qu'on va changer la mentalité de l'Homme.

Car, il y aura toujours des gens qui profiteront du "système", de n'importe quel système ... Il y aura toujours des Hommes plus mâlins à court terme que d'autres ...

L'un d'eux - dont on verra s'il est coupable ou non au terme d'un enquête particulièrement approfondie (et au passage je me permets de demander pourquoi on ne parle pas autant de "l'affaire Le Roux", ce ministre qui faisait travailler ses filles adolescentes comme attachées parlementaires !!!) - a fait son mea culpa.

Passons donc à autre chose tout en retenant la leçon.

Après des mois et des semaines de réflexion, après avoir soutenu avec beaucoup de foi la candidature d'Alain Juppé - à qui bien sûr l'équipe hollandaise aurait trouvé tout autant de "casseroles" (c'est le mode de fonctionnement des socialistes aux niveaux national comme local) -, après avoir assisté à une réunion de "En Marche" pour comprendre,

je voterai
et
appelle à voter
dimanche 23 avril
pour le seul candidat
ayant prouvé la force de caractère exceptionnelle nécessaire
pour redresser notre pays,
François Fillon.

Candidat proposé par le Parti Radical et investi en juin 2016 par l'UDI pour les élections législatives, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour clarifier de manière profonde - et non symboliquement "pour l'image" - le mode de fonctionnement de nos institutions, de nos élus et de nos fonctionnaires qui, il est vrai, ont pris de mauvaises habitudes au fil du temps ...

Point n'est besoin d'élections primaires ... Nous ne sommes pas les Etats-Unis d'Amérique mais la France. Point n'est besoin de 4 tours ...

En 2022, respectons les deux tours des élections officielles. Permettons à des candidats de conviction de présenter leurs idées, valeurs et programmes à un 1er tour et choisissons le vainqueur au 2è.

Mettons tous du nôtre pour que notre pays aille mieux, reprenne la place qui doit être la sienne au niveau international. Soyons à la hauteur ... Montons, montons le ton. Visons plus haut ...